Le Blog de Mohamed Ali ABDEL JALIL

L'auteur :

Mohamed Ali ABDEL JALIL (en arabe : ‫(محمد علي عبد الجليل‬ : essayiste, traducteur (arabe, français), calligraphe, enseignant d'arabe et chercheur franco-syrien, né à Damas (Syrie) en 1973, originaire de Rankous, un village proche de Damas (Gouvernorat de Rif Dimashq). Il a fait ses études universitaires (Master2 professionnel en traduction) à l'Université de Damas où il a ensuite travaillé pendant une dizaine d'années. M. A. Abdel Jalil est connu pour avoir traduit Simone Weil, philosophe française, et Jean Marie Muller, philosophe français de la non-violence.

Abdel Jalil est aussi traducteur et membre du comité de rédaction du magazine et de la Maison d'Éditions Maaber (Syrie). Mohamed Ali ABDEL JALIL défend l'idée que le texte coranique est un texte traduit avec adaptation depuis des langues dominantes à l'époque vers l'arabe.

M. Abdel Jalil a préparé son Master2 recherche à l'Université d'Aix-Marseille, puis il a soutenu en 2017 sa thèse de doctorat sous la direction de M. Richard JACQUEMOND (IREMAM / ED 355 (Espaces, Cultures, Sociétés), Université d’Aix-Marseille) sur le sujet: « Approche polysémique et traductologique du Coran. La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle ». Il vit en France et il enseigne l'arabe à l'Université d'Aix-Marseille.

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ADEL Maxime (ABDEL JALIL Mohamed Ali)

Professeur agrégé d’arabe

Traducteur

Chercheur associé à l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans [IREMAM] (Université d’Aix-Marseille/CNRS) (2017)

Spécialité : traductologie et islamologie

 

Courriel personnel : maximeadel@yahoo.fr ou mabdeljalil2003@yahoo.fr  

 

Domaines de recherche :

•    Traductologie ;

•    Polysémie du texte coranique ;

•    Histoire de la traduction du Coran ;

•    Exégèses du Coran.

  

Pages web (qui présentent mes travaux) :

1.     Site de l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM) et du CNRS (curriculum vitæ) : http://iremam.cnrs.fr/spip.php?article3974

2.     Site de l’Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM) et du CNRS (soutenance de thèse) : http://iremam.cnrs.fr/spip.php?article4482

  1. Les carnets de l’IREMAM (Institut de Recherches et d’Études sur les Mondes Arabes et Musulmans) : http://iremam.hypotheses.org/1430
  2. Site du collège doctoral d’Aix-Marseille université (informations générales) : https://college-doctoral.univ-amu.fr/fr/inscrit/4076
  3. Site de l’islamologue Mehdi Azaiez de l’Université de Lorraine (soutenance de thèse) : http://www.mehdi-azaiez.org/Defense-of-Mohamed-Ali-ABDEL-JALIL-Approche-polysemique-et-traductologique-du
  4. Site du réseau social académique Academia.edu : https://univ-amu.academia.edu/MohamedAliAbdelJalil
  5. Site al-Ḥiwār Al-Mutamaddin [le Dialogue Civilisé] (site arabe culturel et laïque) : http://www.ahewar.org/m.asp?i=6063
  6. Site de la revue et de la maison d’édition syrienne Maaber (revue culturelle non-violente) : http://www.maaber.org/indexa/al_dalil_ein.htm#abduljalil_ali
  7. Site de la revue des études kurdes Medarat.Kurd : http://www.medaratkurd.com/author/m_eli_jelil/
  8. Site theses.fr : http://www.theses.fr/s110747
  9. Encyclopédie universelle Wikipedia en anglais : http://en.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Ali_Abdel_Jalil
  10. Encyclopédie universelle Wikipédia en français : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Ali_Abdel_Jalil
  11. Blog de Mohamed Ali Abdel Jalil : http://cham2013.canalblog.com/

14.  https://scanr.enseignementsup-recherche.gouv.fr/publication/these2017AIXM0348

 

15.  http://www.sudoc.abes.fr/cbs/xslt/DB=2.1//SRCH?IKT=12&TRM=233031707&COOKIE=U10178,Klecteurweb,D2.1,Ea2c700f3-0,I250,B341720009+,SY,QDEF,A%5C9008+1,,J,H2-26,,29,,34,,39,,44,,49-50,,53-78,,80-87,NLECTEUR+PSI,R79.87.169.183,FN

 

Activités actuelles :

1.     Professeur agrégé (arabe) depuis 01/09/2020

2.     Essayiste, traducteur (français/arabe) et relecteur-correcteur (arabe) ;

3.     Membre du Comité de rédaction de la revue électronique et maison d’édition Maaber (http://www.maaber.org) (Syrie) (traduction en arabe et publication des articles) ;

4.     Calligraphe et enseignant de calligraphie.

 

Parcours académique :

1.     Doctorat en traduction, sujet : « Approche polysémique et traductologique du Coran. La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle », sous la direction de M. Richard JACQUEMOND, Université d’Aix-Marseille/IREMAM/ED 355 (Espaces, Cultures, Sociétés), 2017 ;

2.     Master2 en traduction (français/arabe), parcours : Recherche, mention : Traduction, spécialité : « Littératures mondiales et interculturalité » (thème du mémoire de M2 : « L’état de la recherche sur la traduction du Coran en général et sur la traduction française en particulier ») Université d’Aix-Marseille, 2012 ;

3.     Master2 en traduction (français/arabe), Parcours : Professionnel, mention : Traduction (thème du projet de M2 : traduction du livre de Jean-Marie MULLER : De la non-violence en éducation [Al-lāʿunf fī t-tarbiya], Unesco, Paris, 2002), Institut Supérieur d’Interprétariat et de Traduction, Université de Damas (ISIT), Damas, Syrie, 2008 ;

4.     Licence de traduction assermentée (français/arabe), 2008 ;

5.     Diplôme supérieur (bac+5) en méthodologie de l’enseignement, Université de Damas, 1999 ;

6.     Diplôme supérieur d’études professionnelles en traduction (bac+5) (français/arabe), Université de Damas, 1997 ;

7.     Licence en langue et littérature françaises (bac+4), Université de Damas, 1996 ;

8.     Diplôme de calligraphie arabe, Institut de la Culture Populaire de Damas, Ministère de Culture, Syrie, 1996 ;

9.     Baccalauréat scientifique, Rif de Damas, Syrie, 1991.

 

Expériences professionnelles :

•    De 01/09/2020                       : Professeur agrégé (arabe)

•    De 01/09/2014 – 31/08/2020 : Enseignant d’arabe à l’Université d’Aix-Marseille ;

•    De 01/10/2012 à 31/08/2014 : Lecteur d’arabe à l’Université d’Aix-Marseille ;

•    De 01/09/2011 à 30/04/2012 : Tuteur d’arabe à l’Université d’Aix-Marseille ;

•    De 14/02/2011 à 26/08/2011 : Enseignant chargé de cours (arabe/français) à l’Institut Supérieur d’Interprétariat et de Traduction, Université de Damas ;

•    De 07/01/2008 - : Traducteur assermenté (français – arabe) ;

•    De 21/08/2000 à 26/08/2011 : Traducteur de français à la Direction des Relations Internationales et Culturelles à l’Université de Damas ;

•    De 08/12/1999 à 31/08/2003 : Réceptionniste et caissier à l’hôtel CHAM PALACE de Damas ;

•    De 01/05/1998 à 01/11/1999 : Service militaire en qualité de lieutenant et de traducteur de français au Bureau de l’Approvisionnement Militaire à Damas ;

•    De 01/09 à 31/10/2003 Stage en relations internationales à l’Union des Universités de la Méditerranée UNIMED à Rome, Italie ;

•    De 25/03/2005 à 25/04/2005 : Stage en relations européennes à l’Université du Havre, France ;

•    De 2008 à 2010 : Enseignement de l’arabe et du français à l’Institut privé de Rankous (Banlieue de Damas) ;

•    De 2000 à 2005 : Donner des cours privés du dialecte syrien, de l’arabe littéral et de la calligraphie arabe aux étudiants étrangers (français, allemands, tchèques, grecs, russes) ;

•    De 2005 - : Traducteur (français-arabe) et réviseur de textes (en langue arabe) à la Maison d’édition Maaber ;

•    De 1991 à 1995 : Étude informelle de l’islam sunnite ainsi que de la langue et littérature arabes (grammaire et morphologie, littérature préislamique, islamique et moderne) dans les mosquées de Damas (notamment la Mosquée de l’ancien Mufti de la Syrie, le Cheikh Ahmad KAFTARŪ) ;

•    De 1990 à 1997 : Calligraphe arabe.

  

Expérience éducative :

Avant l’année 1999, j’ai commencé à donner des cours bénévoles notamment à des amis francophones étudiants universitaires pour les aider à valider leurs matières d’arabe. Ayant une affinité particulière pour ce domaine, et afin d’approfondir mes connaissances pédagogiques, j’ai étudié une année à la Faculté de Pédagogie (Université de Damas) et j’ai obtenu en 1999 un diplôme universitaire supérieur (bac+5) en méthodologie de l’enseignement.

Depuis l’an 2000, par passion, puis pour subvenir à mes besoins, j’ai commencé à donner des cours particuliers d’arabe littéral et de dialecte syrien aux étudiants étrangers, ainsi que des cours de français à des étudiants syriens. Sans oublier les cours de calligraphie arabe. Dès le début, j’ai veillé à ne pas adopter une méthodologie fixe, en appliquant une approche communicative et/ou actionnelle. Je fais appel à des méthodes d’enseignement variées (directe, indirecte, interactive, audio-orale, audiovisuelle, grammaire et traduction, etc.) de manière à atteindre tous les élèves et répondre à tous leurs besoins.

Parfois, j’invente ma méthode en fonction des besoins de l’étudiant. En guise d’exemple, j’utilise avec des vrais débutants en arabe une méthode interactive « esthétique ludique » qui consiste à apprendre à l’élève l’alphabet et l’écriture arabes en ayant recours à la calligraphie, ce qui peut aiguiser la « mémoire oculaire » de l’étudiant et le motiver à avancer dans l’apprentissage.

Objectifs : acquérir des connaissances linguistiques, littéraires et/ou culturelles dans la langue enseignée (arabe ou français), savoir écrire et/ou parler, découvrir des nouveaux modes d’expression et de pensée, s’ouvrir à une nouvelle civilisation et à des nouveaux horizons.

Les cours que je donne actuellement concernent : la langue arabe (tous niveaux et tous publics) : grammaire et morphologie ; laboratoire (prononciation) ; pratique écrite et vocabulaire ; conversation ; traduction (thème) ; calligraphie arabe.

  

Participation à des conférences et séminaires :

1.     Participation aux deuxièmes rencontres de la Halqa (l’association des doctorants travaillant sur les mondes musulmans aux époques moderne et contemporaine) avec une intervention intitulée : « L’analyse du Coran à la lumière de la déconstruction de Derrida : la sourate 22 (Al-Hajj) comme modèle », les 5 et 6 juin 2014, à la MMSH, Aix-en-Provence (programme en ligne, site de l’IREMAM : http://iremam.cnrs.fr/spip.php?article2268) intervention en ligne site Almuslih.org : http://www.almuslih.org/Library/Abdeljelil,%20M-A%20-%20L’analyse.pdf ou sur le site de la revue syrienne Maaber : http://maaber.50megs.com/issue_june14/spotlights1_f.htm) ;

2.     Participation au séminaire thématique commun du Master 2 : « Formes, dynamiques et représentations de la violence dans les mondes arabes et musulmans », avec une intervention intitulée : « Présentation et analyse de la traduction du dictionnaire de la non-violence du français vers l’arabe », le samedi 05 novembre 2016 à 10h30 à la MMSH salle 01, Aix-en-Provence ;

3.     Participation à la cinquième édition des journées de la Halqa le 09 juin 2017 avec une intervention intitulée : « Les tendances déformantes dans les traductions françaises la sourate al-Ḥajj » (programme en ligne).

  

Publications :

Ouvrages traduits (du français vers l’arabe) et publiés :

1-    Qāmūs Al-lāʿunf [Dictionnaire de la non-violence], Jean-Marie MULLER (Éditions du Relié, 2005, 412 p.), la traduction en arabe a été publiée à Beyrouth en 2007 par Maaber pour la publication Damas et par le Comité Libanais des Droits Civils à Beyrouth, avec le soutien de l’Association espagnole NOVA (en ligne) ;

2-    Al-lāʿunf fi-t-tarbiya [De la non-violence en éducation], Jean-Marie MULLER (Unesco, Paris, 2002, 72 p.), la traduction arabe publiée par Maaber, Damas, 2008 (en ligne) ;

3-    Sīmūn Fāyl. Mukhtārāt [Simone Weil. Anthologie], Éditions Maaber, Damas, 2009 (informations en ligne) ;

4-    At-Tajadhdhur. Tamhīd li-ʾiʿlān al-wājibāt tujāha al-kāʾin al-ʾinsānī [L’enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain], Simone WEIL (Gallimard, 1949), la traduction arabe publiée par Éditions Maaber, Damas, 2010 (en ligne) ;

5-    Ghāndī al-mutamarrid : malḥamat masīrat al-milḥ [Gandhi, L’insurgé : L’épopée de la marche du sel], Préface de Bernard Clavel, Jean-Marie MULLER (Paris, Éditions Albin Michel, 1997, 289 p.), la traduction arabe parue aux Éditions Maaber à Damas en 2011 (informations en ligne), (traduction en ligne en forme d’articles) ;

 

Ouvrages traduits (de l’arabe vers le français) non publiés :

1-    Ingénieur Docteur Osmane Aïdi, le pionnier du tourisme, [titre original : Al-muhandis ad-ductūr ʿUthmān Munīf al-ʿĀʾidī. Rajul as-siyāḥa al-awwal] thèse universitaire préparée pour obtenir le doctorat en journalisme par Nihāl Bahjat Ṣidqī, 2008.

2-    Ahmad Mounif Aïdi, par ʿIzzat Mraydin, [titre original : Al-ʾustādh ad-ductūr Aḥmad Munīf al-ʿĀʾidī] Presses Alif Bāʾ al-Adīb, Damas, 1996.

  

Articles traduits et publiés :

1. « Le rôle de la femme dans la société de Palmyre (de l’arabe vers le français), par Bachīr ZUHDĪ publié dans le livre Moi, Zénobie Reine de Palmyre, Centre Culturel de Panthéon, Paris 2001, page 111 (en ligne) ;

2. « Naḥwa naẓaryya lāhūtyya li-r-rūḥānyya » [« Vers une théologie de laspiritualité »] (du français vers l’arabe), par Stéphane VALTER webzine Maaber, juin 2005 (en ligne) ;

3. « Alf ʿām min at-tārīkh. Tārīkh Sūryya (Bilād ash-Shām) » [« Mille ans del’histoire. Histoire de la Syrie (Bilād al-Chām) »], 5 articles (du français vers l’arabe), par Samīr ʿANḤŪRĪ, webzine Maaber, janvier et juin 2006, juillet et novembre 2008, février 2009 (en ligne : chapitre 1 ; chapitre 2 ; chapitre 3 ; chapitre 4 ; chapitre 5) ;

4. « Al-muʿjiza al-ʿarabyya : Mā yadīnu bihi al-Gharb li-sh-Sharq » [« Le miracle arabe : Ce que l’Occident doit à l’Orient »], par Paul BALTA (du français vers l’arabe), revue Ugarit, Paris, hiver 2006, 3ème année, numéro 7, page 24, le texte est également publié au webzine Maaber, mai 2009 (en ligne) ;

5. « Rumūz māsūnyya fī qalb ʿilm an-nafs al-yūnghī » [« Des symbolesmaçonniques au cœur de la psychologie jungienne »], Conférence prononcée dans la Loge suisse Alpina, auteur anonyme, (du français vers l’arabe), webzine Maaber, décembre 2008 (en ligne) ;

6. « Bi-shaʾn al-ḥarb ʿalā ghazza : lysa al-ʿunf ḥatmyya, wa lākin… » [« Àpropos de la guerre de Gaza : La violence n’est pas une fatalité, mais… »], par Jean-Marie MULLER, (du français vers l’arabe), webzine Maaber, mars 2009 (en ligne) ;

7. « Zyāra li-Jawdat Saʿīd » [« Visite à Jawdat Saïd »], par Jean-Marie MULLER, (du français vers l’arabe) webzine Maaber, avril 2009 (en ligne) ;

8. « Al-ilyādha aw qaṣidat al-quwwa » [« L’Iliade ou le poème de la force »] (du français vers l’arabe), par Simone WEIL, webzine Maaber, mars 2009 (en ligne) ;

9. « Risāla ilā rajul dīn » [« Lettre à un religieux »] (du français vers l’arabe), par Simone Weil, webzine Maaber, décembre 2009 (en ligne) ;

10. « Al-khibra maʿa Allāh – Ḥubb Allāh wa al-balāʾ » [« L’expérience de Dieu –L’amour de Dieu et le Malheur »] (du français vers l’arabe), par Simone WEIL, webzine Maaber, juin 2009 (en ligne) ;

11. « Al-intimāʾāt al-mutaʿaddida ʿinda Amīn Maʿlūf » [« Les appartenancesmultiples chez Amin Maalouf »] (du français vers l’arabe), Evelyne ARGAUD (Inalco, Paris), webzine Maaber, juillet 2009 (en ligne) ;

12. « Shahāda fī Akram Anṭākī » [« Témoignage de Jean-Marie MULLER à proposde Akram Anṭākī »] (du français vers l’arabe), Jean-Marie MULLER, Maaber, mai 2013 (en ligne) ;

13. « Pierre Rondot, muʾallif kitāb "Akrād Sūryya" » [« Pierre Rondot, auteur du livre Les kurdes de Syrie »], Medarat Kurd, 16/03/2013 (en ligne) ;

14. « Roger Lescot », Medarat Kurd, 22/07/2013 (en ligne) ;

15. « Al-yarsānyya » [« Le yarsanisme »] (du français vers l’arabe), Ali Akbar MORADI, Medarat Kurd, 30/12/2013 (en ligne) ;

16. « Bi-shaʾn maʾsāt Charlie Hebdo » [« Face à la tragédie de Charlie Hebdo »] (du français vers l’arabe), Jean-Marie MULLER, Maaber, février 2015 (en ligne) ;

17. « Fī muwājahat al-irhāb, lā, Firansā laysat fī ḥālat ḥarb ! » [« Face auterrorisme, non, la France n’est pas en guerre ! »] (du français vers l’arabe), Jean-Marie MULLER, La Croix, 27/11/15, traduction publié dans Maaber, janvier 2016 (en ligne) ;

 

Articles et poèmes publiés en arabe (notamment sur les sites web Maaber et al-Ḥiwār Al-Mutamaddin) :

1- « Conversion » (poèmes en prose), Maaber, janvier 2004 (en ligne) ;

2- « Ḍayāʿ al-huwyya am huwyyat aḍ-ḍayāʿ » [« Perte d’identité ou identité deperte ? »], Maaber, mai 2004 (en ligne) ;

3- « Mafhūm al-waḥda » [« Notion de l’unité »], Maaber, juin 2005 (en ligne) ;

4- « Ḥawla nadwat at-taʾwīl wa at-taḥrīf fī an-nuṣūṣ al-muqaddasa » [« Sur lecolloque : "interprétation et altération des textes sacrés" »] (au monastère Mar Mussa à Nabk, Syrie), Maaber, août 2005 (en ligne) ;

5- « Biḍʿ mulāḥaẓāt fī ramzyyat aṣ-ṣalīb » [« Quelques remarques sur lesymbolisme de la croix »], Maaber, août 2006 (en ligne) ;

6- « Hamasāt fī ʾudhun al-Qamar » (poèmes) [« Chuchotements à l’oreille de laLune »], Maaber, mars 2008 (en ligne) ;

7- « Muḥāwala fī at-tanqīb ʿan judhūr al-ʿunf » [« Essai pour fouiller les racinesde la violence »], Maaber, avril 2009 (en ligne) ;

8- « Muḥāwala fī al-baḥth ʿan ʿilāj al-ʿunf » [« Essai pour chercher un remède àla violence »], Maaber, juin 2009 (en ligne) ;

9- « Athar al-ʿaqīda fī takhalluf waʿī al-muʿtaqidīn » [« L’impact du dogme surla régression de la conscience des croyants »], Maaber, septembre 2009 (en ligne) ;

10- « Al-ʾislām wa-al-ʾirhāb » [« L’Islam et le terrorisme »], Maaber, novembre 2009 (en ligne) ;

11- « Anflwanza ad-daʿwa » [« La grippe du prosélytisme »], Maaber, février 2010 (en ligne) ;

12- « Ibn Sīnā wa masʾalat at-taqammuṣ » [« Avicenne et la question de lamétempsychose »], Maaber, mai 2010 (en ligne) ;

13- « Kalām Allāh » [« La parole de Dieu »], Maaber, septembre 2010 (en ligne) ;

14- « Maṣādir al-wahm » [« Les sources de l’illusion »], Maaber, octobre 2010 (en ligne) ;

15- « Imtilāk al-ḥaqīqa » [« La possession de la vérité »], Maaber, mars 2011 (en ligne) ;

16- « Al-inkisār ad-dalālī fī mawshūr al-lāwaʿī al-jamʿī » [« La réfractionsémantique dans le prisme de l’inconscient collectif »], Maaber, août 2011 (en ligne) ;

17- « Jāmiʿat Dimashq : ilā ʾayn ? » [« L’Université de Damas : pour alleroù ? »] (pseudonyme "Muṣṭafā aṣ-Ṣūfī"), Maaber, novembre 2011 (en ligne) ;

18- « Al-maʾsāt as-sūryya : azmat iqtilāʿ al-judhūr » [« La tragédie de la Syrie :une crise de déracinement »] (pseudonyme "Muṣṭafā aṣ-Ṣūfī"), Maaber, mai 2012 (en ligne) ;

19- « Mulāḥaẓāt fī mafhūm al-jihād » [« Remarques sur la notion du djihad »], Maaber, octobre 2011 (en ligne) ;

20- « Fī mafhūm aṣ-ṣudfa » [« Autour du concept du hasard »], Maaber, février 2012 (en ligne) ;

21- « Kalimāt minka laka anta » [« Des mots de toi à toi »], Maaber, avril 2012 (en ligne) ;

22- « ʿAlā hāmish muḥāḍarat Ilyās Khūrī fī jāmiʿat Provence » [« En marge dela conférence d’Elias Khoury à l’Université de Provence [Aix-Marseille] »], Maaber, juin 2012 (en ligne) ;

23- « Ṣanam al-qudwa » [« L’idole de l’exemple »], Maaber, novembre 2012 (en ligne) ;

24- « Ḥaqīqat an-nabī » [« La réalité du prophète »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 3941, 14/12/2012 (en ligne) ;

25- « Waẓīfat al-Qurʾān » [« La fonction du Coran »], Maaber, décembre 2013 & al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 3960, 02/01/2013 (en ligne : Maaber & al-Ḥiwār) ;

26- « Dīn al-ʾaktharīya » [« La religion de la majorité »], Maaber, avril 2013 (en ligne) ;

27- « Akram Anṭākī al-ḥāḍir al-ghāʾib » [« Akram Anṭākī : le présent absent »], Maaber, mai 2013 (en ligne) ;

28- « Al-Qurʾān al-ʿarabī naṣṣ mutarjam ila l-ʿarabīya » [« Le Coran arabe : untexte traduit en arabe »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 3973, 15/01/2013 (en ligne) ;

29- « Qiṭṭat Schrödinger wa qaswarat al-qurʾān » [« Le chat de Schrödinger etle “qaswara” du Coran »], Maaber, juin 2013 & al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 3979, 21/01/2013 (en ligne : Maaber & al-Ḥiwār) ;

30- « Al-alfāẓ al-aʿjamīya fi l-Qurʾān wa dalālatuhā ; wa at-taḥaddī wamaʿnāhu » [« Les mots étrangers dans le Coran et sa signification ; et le défidu Coran : que signifie-t-il ? »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 3984, 26/01/2013 (en ligne) ;

31- « Li-mādhā naqd al-Qurʾān ? » [« Pourquoi la critique du Coran ? »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 3997, 08/02/2013 (en ligne) ;

32- « Baʿḍ al-ʾāthār as-salbīya li-l-Qurʾān ʿalā ḥayāt al-muslimīn » [« Quelqueseffets néfastes du Coran sur la vie des musulmans »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4032, 15/03/2013 (en ligne) ;

33- « Taʿqīb ʿalā maqāl : "Baʿḍ al-ʾāthār as-salbīya li-l-Qurʾān" » [« Commentaire sur l’article : "Quelques effets néfastes du Coran” »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4038, 21/03/2013 (en ligne) ;

34- « Kayfa yanbaghī fahm al-Qurʾān » [« Comment faut-il comprendre leCoran ? »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4048, 31/03/2013, (en ligne) ;

35- « Wa arsala lī » [« Et il m’envoya ! »] (poème mystique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4081, 03/05/2013, Maaber, juin 2017 (en ligne :al-Ḥiwār & Maaber) ;

36- « Ma l-maqṣūd bi-l-ʿilm fi-l-Qurʾān ? » [« Qu’entend-on par science dans leCoran ? »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4114, 05/06/2013 (en ligne) ;

37- « Al-maʿnā al-kawnī li-l-islām » [« Le sens universel de l’islam »], al-Ḥiwāral-Mutamaddin, n° 4138, 29/06/2013 (en ligne) ;

38- « Ḥawla al-lā-ʿunf » [« Sur la non-violence »] (entretien), Maaber, juillet 2013 (en ligne) ;

39- « Kayfa yaḥjub al-Qurʾān ar-ruʾya » [« Comment le Coran obscurcit lavision ? »], al Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4145, 06/07/2013 (en ligne) ;

40- « ʿAqīdat al-waḥsh al-mujannaḥ » [« Le dogme du monstre ailé »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4276, 15/11/2013 (en ligne) ;

41- « Al-maʿnā as-sirrānī li-l-ʾislām » [« Le sens théosophique de l’Islam »], Maaber, décembre 2013 (en ligne) ;

42- « Li-nufakkir fī hādhihi al-kalimāt » [« Pensons sur ces mots »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4292, 01/12/2013 & Maaber, février 2014 (en ligne :al-Ḥiwār & Maaber) ;

43- « Fī mafhūm al-ittibāʿ » [« Sur la notion de l’imitation »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4293, 02/12/2013 (en ligne) ;

44- « Kayfa naqraʾ qiṣaṣ al-ʾanbyāʾ ? » [« Comment lire les contes desprophètes »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4295, 04/12/2013 (en ligne) ;

45- « Dawr Muḥammad fī taʾlīf al-Qurʾān » [« Le rôle de Mahomet dansl’élaboration du Coran »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4322, 31/12/2013 (en ligne) ;

46- « Buṭlān ad-daʿwa ad-dīnīya » [« La fausseté du prosélytisme religieux »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4334, 14/01/2014 (en ligne) ;

47- « Al-ʾislām wa al-ʿaql » [« L’islam et la raison »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4376, 25/02/2014 (en ligne) ;

48- « Al-Qurʾān wa taḥajjur al-lugha » [« Le Coran et la sclérose de lalangue »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4380, 01/03/2014, Maaber, septembre 2016 (en ligne : al-Ḥiwār & Maaber) ;

49- « Nashʾat al-kawn bayna al-khalq wa at-tajallī wa al-ʾazalīya » [« Lacosmogonie entre la création, la manifestation et l’éternité »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4382, 03/03/2014 & Maaber, octobre 2014 (en ligne : al-Ḥiwār & Maaber) ;

50- « Al-ʾakhṭāʾ al-lughawīya wa al-ʾinshāʾīya fi-l-Qurʾān : radd ʿalā Sāmī adh-Dhīb » [« Les erreurs linguistiques et stylistiques du Coran : réponse à SamiAldeeb »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4387, 08/03/2014 (en ligne) ;

51- « Kayfa yaḥjub al-Qurʾān ar-ruʾya ? (2) » [« Comment le Coran obscurcit lavision ? (2)] », al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4390, 11/03/2014 (en ligne) ;

52- « Biḍʿ mulāḥaẓāt ʿalā ʾuslūb al-iltifāt fi-l-Qurʾān » [« Quelques remarquessur la figure de style appelée l’iltifāt (l’énallage) dans le Coran »], al-Ḥiwāral-Mutamaddin, n° 4442, 03/05/2014 (en ligne) ;

53- « Akhṭāʾ al-Qurʾān al-lughawīya wa al-ʾinshāʾīya : qirāʾa tafkīkīya » [« Leserreurs linguistiques et stylistiques du Coran : une lecture déconstructrice »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4447, 08/05/2014 & Maaber, juin 2014 (en ligne : Maaber & al-Ḥiwār) ;

54- « L’analyse du Coran à la lumière de la déconstruction de Derrida. Lasourate XXII (Al-Ḥajj) comme modèle » (IIe rencontres de l’Associationdes doctorants Halqa, 5 et 6 juin 2014, la MMSH, Aix-en-Provence, Maaber, juin 2014 (en ligne) ;

55- « Li-mādhā al-Qurʾān ? wa li-mādhā fīhi ʾakhṭāʾ ? » [« Pourquoi le Coran ? Etpourquoi contient-il des erreurs ? »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4452, 13/05/2014 (en ligne) ;

56- « Qirāʾa fī kitāb "Mabdaʾ al-lā-ʿunf" li-l-faylasūf al-firansī Jean-MarieMuller » [« Lecture dans le livre "Le principe de non-violence" du philosophefrançais Jean-Marie Muller »], Maaber, juillet 2014 (en ligne) ;

57- « Al-Qurʾān wa thaqāfat al-khawf. Kayfa yashull al-Qurʾān nafsīyat almuslimīn ? » [« Le Coran et la culture de la peur. Comment le Coran paralyse-t-il la psyché collective des musulmans ? »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4537, 08/08/2014 (en ligne) ;

58- « Ṣalawāt fī miḥrāb Qamar » [« Prières dans le temple de Kamar »] (poèmes), Maaber, janvier 2015 (en ligne) ;

59- « Qirāʾa jadīda li-qiṣṣat ʾuḍḥyat ʾIbrāhīm » [« Une nouvelle lecture del’histoire du sacrifice d’Abraham »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4781, 18/04/2015 & Maaber, avril 2015 (en ligne : Maaber & al-Ḥiwār) ;

60- « Mafhūm Allāh » [« Le concept de Dieu »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4787, 25/04/2015 & Maaber, mai 2015 (en ligne : al-Ḥiwār& Maaber) ;

61- « Risāla ilā muʾmin » [« Lettre à un croyant »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n°4799, 07/05/2015 (en ligne) ;

62- « Le Coran texte révélé ou texte traduit ? », blog de Sami Aldeeb, juillet 2015 (en ligne ou sur Academia) ;

63- « Mulāḥaẓāt ḥawla at-taqammuṣ » [« Remarques sur la réincarnation »], al-Ḥiwār al Mutamaddin, n° 4940, 29/09/2015 & Maaber, octobre 2015 (en ligne : al-Ḥiwār & Maaber) ;

64- « ʾUʿāqiru wiskī » [« Je m’adonne à un whisky »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4942, 01/10/2015 (en ligne) ;

65- « Qum fa-sqinīhā » [« Lève-toi et donne-moi à boire un vin »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4942, 01/10/2015 (en ligne) ;

66- « Al-qalbu yarshufu khamratan fī ṣamtihī » [« Le cœur buvote du vinsilencieusement »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4976, 05/11/2015 (en ligne) ;

67- « Taʿālā dhikruha al-ʾasmā » [« Que Sa mention soit exaltée »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 4983, 12/11/2015 (en ligne) ;

68- « Rāḥū » [« Ils sont partis »] (poème écrit en 1999), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 1991, 20/11/2015 (en ligne) ;

69- « ʾUṣallī ila r-rāḥ » [« Je prie le Vin »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 5203, 24/06/2016 (en ligne) ;

70- « Yā khamratī, yā rabbatī » [« Ô mon vin ! Ô ma déesse ! »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 5217, 08/07/2016 (en ligne) ;

71- « Fī al-khawf » [« La peur »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 5386, 29/12/2016 ; Maaber, janvier 2017 ; (en ligne : al-Ḥiwār & Maaber) ;

72- « Min asbāb tarājuʿ al-waʿi al-ḥaḍārī ladā al-ʿarab wa-l-muslimīn » [« Quelques raisons de la régression de la conscience civilisationnelle chez les Arabes et les musulmans »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 5557, 20/06/2017 (en ligne) ;

73- « Al-Ghazālī kārithat al-islām » [« Al-Ghazali, la catastrophe de l’islam »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 5558, 21/06/2017 (en ligne) & sur Academia) ;

74- « Fī tadhakkur Akram Anṭākī » [« En mémoire de Akram Antaki »], Maaber, janvier 2018 (en ligne) ;

75- « A-tadrūna ma ad-dīnu yā ikhwatī ? » [« Savez-vous ce qu’est la religion, Ô mes frères ? »] (poème), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6031, 22/10/2018 (en ligne) ;

76- « Alā ! Hubbī bi-khamri-ki ! Askirīnī » [« Holà ! Debout avec ton vin ! Rends-moi ivre ! »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6037, 28/10/2018 (en ligne) ;

77- « Naḥnu abnāʾu al-ʿarab » [« Nous sommes les fils des Arabes »] (poème), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6041, 01/11/2018 (en ligne) ;

78- « Blādī ṣārit mafrūṭā » [« Mon pays est désormais démantelé »] (poème en dialectal syrien), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6106, 06/01/2019 (en ligne) ;

79- « Nafaḥāt al-wiskī » [« Les arômes du whisky »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6114, 14/01/2019 (en ligne) ;

80- « Aḥibbū baʿḍakum baʿḍā » [« Aimez-vous les uns les autres »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6123, 23/01/2019 (en ligne) ;

81- « Atānya waḥyun » [« Une révélation m’est venue »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6193, 06/04/2019 (en ligne) ;

82- « Chāribu ṭ-ṭilā jadhilu » [« Le buveur du vin est joyeux »] (poème bachique), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6244, 29/05/2019 (en ligne) ;

83- « Ḥukkām al-ʿālam » [« Les leaders du monde »] (poème), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6454, 03/01/2020 (en ligne) ;

84- « Sawrat al-waṭan » [« Le comble de la patrie »] (poème), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6529, 05/04/2020 (en ligne) ;

85- « Hal yaḥmil kull fiʿl thulāthī naqīḍa-hu fī dhāti-hi ? » [« Tout verbe trilitère [racine] désigne-t-il dans ses composants le sens et son contraire ? »], Maaber, avril 2020 (en ligne) ;

86- « Min waḥy al-ḥajr aṣ-ṣiḥḥī » [« Inspiré par le confinement sanitaire »] (poème), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6542, 20/04/2020 (en ligne) ;

87- « Qaṣīdat an-nabātiyya : Kullu ḥayyin charikun lanā fi-l-ḥayāt » [« Poème du végétarisme : Tout être vivant est notre allié dans la vie »], (poème), al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6543, 22/04/2020 (en ligne) ;

88- « Man huwa an-nabyy Muḥammad ? » [« Qui est le prophète Muḥammad ? »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6553, 03/05/2020 (en ligne) ;

89- « Fī ḥubb al-waṭan » [« De l’amour du pays »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6771, 25/12/2020 (en ligne) ;

89- « Faraḍyyat at-taḍadd fī taqālīb ath-thulāthī » [« L’hypothèse de l’antonymie dans les combinaisons du verbe trilitère »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6808, 07/02/2021 (en ligne : Maaber ; al-Ḥiwār ;

90- « Tashakkul al-ʿarabiyya wa ḥarakāt al-iʿrāb » [« La formation de l’arabe littéral et la flexion désinentielle »], Maaber, février 2021 (en ligne) ;

91- « Lā akhṭāʾa fi-l-Qurʾān : Kalima bi-khuṣūṣ kitāb "Akhṭāʾ al-Qurʾān al-karīm" li-Sāmī al-Dhīb » [« Pas d’erreurs dans le Coran : Un mot à propos de l’ouvrage Akhṭāʾ al-Qurʾān al-karīm [Les erreurs du noble Coran] par Sami Aldeeb], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6850, 25/03/2021 (en ligne : https://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=713391 ) ;

92- «  Kalima bi-khuṣūṣ nashʾat Allāh » [« Un mot à propos de la genèse de Dieu »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6861, 04/06/2021 (en ligne : https://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=714629 ) ;

93- « Athar ad-dīn » [« L’impact de la religion »], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6991, 17/08/2021 (en ligne :https://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=728497 ) ;

94- « ākim ʿarabī yaftakhir » [« Un souverain arabe qui chante sa gloire [qui parle avec jactance]], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6995, 21/08/2021 (en ligne : https://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=728935 ) ;

 

 

Article paru sur mes recherches :

1-    « Qirāʾa ḥiwāryya li-baḥth as-sayyid Muḥammad ʿAlī ʿAbd al-Jalīl al-muʿanwan : al-ʾakhṭāʾ al-lughawyya wa-l-ʾinshāʾyya fi-l-qurʾān » [« Lecture interactive de la recherche de M. Mohamed Ali ABDEL JALIL intitulée : Les erreurs linguistiques et stylistiques du Coran »], par Maḥmūd ḤUMAYDĀNĪ, Maaber, juin 2014 (en ligne : http://www.maaber.org/issue_june14/spotlights2.htm ;

2-    « Tasākhufāt Muḥammad ʿAlī ʿAbd al-Jalīl fī maqāli-hi : “Akhṭāʾ al-Qurʾān al-lughawīya wa al-ʾinshāʾīya : qirāʾa tafkīkīya” » [« Les incohérences de Mohamed Ali Abdel Jalil dans son article : “Leserreurs linguistiques et stylistiques du Coran : une lecture déconstructrice” »], Dr. Ibrahīm ʿAwaḍ, site de l’Association internationale des traducteurs et des linguistes arabes (WATA) [World Association of Arab Translators and Linguists (WATA)], 24/02/2018 (en ligne : https://resalapost.com/2019/07/25/تساخفات-محمد-على-عبد-الجليل-فى-مقاله-أ/.

  

Entretiens auxquels j’ai participé (entretiens mis en ligne) :

1- Entretien avec Richard JACQUEMOND intitulé : « ʿAn at-tarjama wa alistishrāq : al-mutarjim bayna at-tabaʿyya wa al-istiqlālīya » [« Sur latraduction et l’orientalisme : le traducteur entre la dépendance etl’indépendance »], Maaber, novembre 2012 (en ligne : http://www.maaber.org/issue_november12/spotlights3.htm ;

2- Entretien avec Mohamed BAKHOUCH intitulé : « ʿAn adab al-madīḥ :  al-madīḥka-ʿalāqa tabādulīya ghayr takassubīya wa ka-ṣūra mithālīya ʿan almujtamaʿ » [« Sur la littérature panégyrique : Le panégyrique comme unerelation réciproque non lucrative et comme une image idéale de la société »], Maaber, juillet 2015 (en ligne : http://www.maaber.org/issue_july15/literature5.htm .

  

Futurs projets de recherche et d’enseignement pour les cinq prochaines années :

1-    Continuer à enseigner l’arabe (à l’Université, etc.) ;

2-    Procéder à la publication de ma thèse de doctorat : Approche polysémique et traductologique du Coran. La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle ;

3-    Finir la recherche que j’ai commencée et qui porte sur l’idée que le Coran est un texte traduit en arabe à partir des langues sémitiques, recherche que j’ai présenté dans l’article : « Le Coran texte révélé ou texte traduit : https://www.academia.edu/14398653/Le_Coran_texte_révélé_ou_texte_traduit_texte_modifié_ ;

4-    Traduire en arabe le livre de mon ami le philosophe Jean-Marie Muller intitulé : Le Principe de non-violence, Parcours philosophique, Desclée de Brouwer, 1995 ;

 

Langues :

1- Arabe syrien (langue maternelle) ;

2- Arabe littéral (excellent) ;

3- Français (couramment) ;

4- Anglais (assez bien).

 

Activités extraprofessionnelles :

1-    Calligraphie arabe ;

2-    Écriture et publication d’essais ;

3-    Traduction d’œuvres philosophiques, non-violentes et sociopolitiques ;

4-    Enseignement de l’arabe et de la calligraphie.

 

Maxime ADEL (Mohamed Ali ABDEL JALIL)

TRADUCTEUR, PROFESSEUR AGREGÉ D’ARABE, calligraphe, essayiste, relecteur-correcteur

 

 

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23 août 2021

أثر الدين ٢

 

 

_______أثر الدين (٢) PDF____ 

أثر الدين (٢)

١يُـصيبُ الدِّينُ عَـقلَـكَ بِـالـبَـلاهَـةْ،

فَـيَـخْـبـو فِـيكَ إِشعاعُ الـنَّـباهةْ.

٢وَيَـجـعَـلُ مِـنْـكَ إِمَّـعةً غَـبِـيًّا،

وَيَـخْـلُـقُ في دِماغِـكَ شِـبْـهَ عاهةْ.

٣يُـعَـطِّـلُ قُـدرةَ التَّـفكيرِ حَـتَّـى 

تُـصَـدِّقَ ما بِـدِيـنِـكَ مِـن تَـفاهةْ.

٤وَقَـد يَـغدو التَّـحَـكُّـمُ فِـيكَ سَـهلاً 

عَـلى الـحُـكَّـامِ أَصحابِ السَّـفاهةْ.

٥بِـقَـدْرِ الغَـوصِ فِـيهِ يَـصيرُ صَـعبًا، 

نَـجـاتُـكَ مِـن دَهاليزِ الـمَـتاهةْ.

٦فَـإنْ شِـئْـتَ الـتَّـحَـرُّرَ مِنهُ يَـومًا، 

عِـلاجُـكَ قَـد يَـطولُ مَـعَ النَّـقاهةْ.

محمد علي عبد الجليل، ٢٢ آب/أُغُسطُس ٢٠٢١

 

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22 août 2021

حاكم عربي يفتخر Un souverain arabe qui parle avec jactance

« ākim ʿarabī yaftakhir » [« Un souverain arabe qui chante sa gloire [Un dirigeant arabe qui parle avec jactance]], al-Ḥiwār al-Mutamaddin, n° 6995, 21/08/2021 (en ligne : https://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=728935 ) ;

حاكِـمٌ عَـربـيٌّ يَـفتَـخِـر

______حاكم عربي يفتخر PDF_________

«١أَنا الثَّعلَبُ الـمَكَّارُ رَبُّ الأرانِبِ. * أَنا اللَّـيـثُ يا شَـعبي فَـخـافوا مَـخالبي.

٢أَفيضُ عَـلى قَومي عَطاءً وحِـكمةً وَأَجْـمَـعُ في شَـخْـ ـ ـصيْ جَـمِـيـعَ الـمَواهِبِ.

٣فَـبِـالـرُّعـبِ وَالْـقَـمْعِ انْــتَـصـرتُ وَإِنَّـنـي لَـماضٍ بِـأَفعالي فَـعُدُّوا مَـناقبي:

٤كَـذوبٌ وسَـفَّاحٌ وطاغٍ وسارِقٌ... * فلا تَـنْـقَضي طُـولَ الزَّمانِ عَجائبي.

٥- "يُنادونَني في السِّـلْـمِ: "يَا ابْنَ خَسيسةٍ"، وَعِنْدَ احـتِدامِ الـحَربِ: "يَا ابْنَ الَأكالِـبِ"."

٦سَـأُغْـرِقُــكُــمْ فِــي الـذُّلِّ مـا دُمْـتُ حاكِمًا، وَأَجْــعَـلُ حُـلْـمَـكُـمُ بِـلادَ الَأجانِــبِ.

٧وَأَرْكَـبُــكُمْ دَومًا وَأَخْــرَا عَــلَـيـكُــمُ، وَتَــأْتِــيـكُــمُ مِــنِّــي جَـمِــيـعُ الــمَــصائِـبِ.

٨فَـمَنْ لَـمْ يُـؤَيِّـدْني لِـيَهْجُرْ حَظيرتي، أُريدُ قَـطيعَ الشَّـعبِ دُونَ شَـوائِـبِ.

٩فَـمَـزرعتي أَحمِـي حِماها مِنَ العِدا، أُطَـهِّـرُها مِن رافضيٍّ وناصبي،

١٠أَلا وَهْـوَ الـمُـنْـدَسُّ يَـرفُـضُ طاعتي، يُناصِـبُـني الـبَـغضاءَ يُـفْـشي مَـثالبي.

١١أُريدُ خِـرافي وَحْـدَها في حَظيرتي، وَأَطْـرُدُ مِن أَرضي جَميعَ الـثَّـعالِبِ.

١٢تُـطِيعُ وَإِنْ نادَت بِـبَـعضِ حُـقوقِـها، أَبـولُ عَلى ما تَـبتغي مِن مَطالبِ

 

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أثر الدين L'impact de la religion

__أثر الدين PDF_______

أَثَــرُ الدِّيـن

١-يُـصِيبُ الدِّينُ عَقلَكَ بِالـبَـلادَةْ، سَـواءٌ دِينُ عِـيسى أَمْ حَمادةْ.

٢-وَيَـجْـعَـلُ مِـنْـكَ شاةً في قَـطيعٍ، وَيَـقْـتُـلُ فِـيـكَ طاقاتِ الفَـرادة.

٣-لأنَّ الدِّينَ يُلزِمُـكَ اتِّـباعاً لِـرَهْــطٍ مِنْ لُـصوصٍ بِاسْــمِ "قادة".

٤-يُـحارِبُ فِـيكَ أَصـناماً صِـغاراً ويَـخْـلُـقُ فيكَ أَصناماً زِيادة.

٥-ويَـزرَعُ فيكَ إيـماناً وخَوفاً يُـمَــكِّـنُ مِنْكَ أَصحابُ السِّيادَة.

٦-وقَـدْ يُـعـطِـي شُـعوراً بِـالتَّـعالي وإحساساً كَـذوباً بالسَّـعادة.

٧-تَـرى بِـالدِّين نَفسَك مِثلَ نَـسرٍ وأَنتَ كَدودةٍ أو كالـجرادة.

محمد علي عبد الجليل

 

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19 juin 2021

أفاكك ثور؟

______أفاككَ ثورٌ؟___

بَـعدَ سَماعِ خِـطابِ مـا يُـدْعَـى بِـ«السَّــيِّــد الرَّئيسِ» (٢٨ أيَّار/مايو ٢٠٢١إِثْــرَ فَوزِهِ الـمزعومِ بِـالـمَهزلةِ الانتخابــيَّـةِ، جاءَني جِبريلُ الشِّعرِ بِهذِهِ الأَبياتِ-الآيات :

 

  1. أَفَـــاكَـكَ [١ثَـورٌ أَمْ كُوِيْتَ بِـمِــيْـسَــمِ[٢] *  لِـتَـنْـهَــقَ مِـنْ حِـقدٍ وَفَــرْطِ تَــأَلُّمِ؟

  2. وَتَـشْـتُـمَ شَعبًا مُـنْـهَـكًا وَمُـشَـرَّدًا  فَــتُــخْـرِجَ بَـعـضَ الـخُـرْءِ مِنْ داخِلِ الـفَـمِ؟

  3. فَـمـا هِيَ إِنـجـازاتُ عَهدِكَ يا تُـرى  سِوَى الذُّلِّ وَالبَـلْـوَى وَبَيتٍ مُـهَـدَّمِ؟

  4. وسَـلَّـمْـتَ سُـورِيَّــاْ لِــمُـغتـصِبٍ لَـهَـا وَتَـرْفِــسُ مِـثْـلَ البَـغْـلِ مَن لَـمْ يُـسَـلِّمِ؟ !

  5. تَــخِــرُّ لِــحُــكْـمِ الروُّسِ والفُـرْسِ ساجِدًا  وَتُــفْــلِـتُ في أَرجائِـنا كُـلَّ مُـجْـرمِ.

  6. قَـتَـلْـتَ وَدَمَّـرْتَ الـبِـلادَ لِـــحُـكْـمِـها. *  أَلا تَـستــحي؟ بَلْ أَنْـتَ شـخصٌ بِلا دَمِ.

محمد علي عبد الجليل، ٣٠ أيَّار/مايو ٢٠٢١

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[١الفِعل «فاكَكَ» (بِـمَعنى نَكَحَكَهُـوَ نَـقحَـرة نَــقــل حَـرفيللفعل الإنكليزي fuck.

[٢الـمِـيسَمالـحَدِيدةُ أَوِ الـمِكْواةُ الَّتِي تُوسَمُ بِهَا الدَّوَابُّ.

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19 mai 2021

قد احتلوا بلادك يا رئيس

 

___قد احتلّوا بلادَكَ يا رئيسُ !____


١- قَـدِ احْــتَــلُّوا بِـــلادَكَ يا رَئِـيـسُ[١] !
وَقَـدْ قُــلْــتَ انْـــتَــصَـرْتَ! أَأَنْــتَ تَــيْــسُ؟
٢- فَــعَــهْــدُكَ عَـــهْــدُ ذُلٍّ وَانْــهِـــزَامٍ،
وَتَــحْــكِــيْ بِــالْـكَـرَامَـــةِ يـا خَــسِـيــسُ !
٣- بِــلادٌ أَنْـــتَ تَــرْأَسُـــهَــــا خَـــرَابٌ،
وَشَـعْـبٌ أَنْـــتَ تَــــحْــكُــمُــهُ تَـــعِـــيــسُ.
٤- ذَلِــيـلاً قَــــدْ غَــدَا الإنْــسانُ فِـيـكُـمْ،
رَخِـــيصًا أَصــبَـــحَ الْــوَطَـــنُ الــنَّــفِــيـسُ.
٥- وَتَــبْـــقَــى' كَـيْ تُــدَمِّــرَ مَـا تَــبَــقَّــى'
خَـسِــئْـــتَ ! بِـأَيِّ أَخـــلاقٍ تَــقِــيْــسُ؟
٦- لُــصُــوصُ الأَرضِ قَــدْ عـاثَـت فَسادًا
وَأَنْــتَ بِـــقَــصْـرِكَ الـعالـي حَــبـيـسُ.
٧- صَـدَعْـتَ الرَّأْسَ بِـالتَّـحـريرِ حَــتَّــى'
إِذَا اغْـتَـصَـبـوكَ لَـمْ يُـسْـمَـعْ حَـسِـيْـسُ.
٨- كَـفـاكَ تَـفَــلْـسُـفًا وَوَعِيدَ شَـعبٍ !
فَـإِنَّـكَ أَنْـتَ فَـدْمٌ[٢] "طَـلْـطَـمِـيْـسُ"[٣].
محمد علي عبد الجليل، الثُّلاثاء، ١٨ أيار/مايو ٢٠٢١
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شرح الـمُفرَدات :
[١] رَئيسُ : مُـنادَى' «نَـكِـرَة» [بِالـمَعنى الـحَـرْفيّ] مَقصودة، مَرفوعٌ لَـفْـظًا فَقَطْ، مَجرورٌ مَـحَـلًّا.
[٢] الـفَـدْمُ [فاعِلُ «فَـدُمَ» : ثَـقُـلَ فَـهْـمُهُ] هو ضعيف الفَهم الغَبيُّ الأَحمقُ العَـيِـيُّ عن الـحُـجَّةِ، بَـيِّــنُ الفَدامةِ (وكَأَنَّه يَـضَـعُ «فِدامًا» [أَيْ : غِطاءً] عَلى عَقلِهِ)، ويُقابِل «الأَهبل» بالعامِّيَّة السُّوريَّة.
[٣] الطَّــلْـطَـميس : خامِـلُ الَعقلِ، بَــلِـيدٌ، أَو أَعمى الَقلب أَو البَصيرةِ. قالَ رِضا : (٣٥٦) : "طَـلْـطَـميس هِـيَ طَميسٌ الفُــصحى". ولُـغةً، الطَّـميس : الأعمى الذاهب البصر. وقال بعضهم: "رُبَّــما أَنَّ أصلَ الكَلِمة «الدردبيس» وهي العَجوز الـخَـرِفة، أو هي «الطرطبيس» وهي الناقة الـخوَّارة." والراجح أَنَّــها مِن "طلمس" دِماغُـه العامِّـيَّــة وهي مقلوب "طلسم" وبِـمعناها على وزن « فَـعـفَـميل». (موسوعة العامية السورية، ج ٢، ياسين عبد الرحيم، وزارة الثقافة، دمشق، ٢٠١٢)
روابط قصيدة «يا رئيس» :
https://p7.storage.canalblog.com/78/98/1101800/129194767.pdf

http://cham2013.canalblog.com/archives/2021/05/19/38977629.html

https://www.academia.edu/48982578/يا_رئيس

https://www.academia.edu/48982594/يا_رئيس

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قصيدة يا رئيس

___قصيدة "يا رئيس" مع شرح المفردات:____

١- لَـقَـدْ ناكُوا إِلَـــــ'ـهَـكَ يا رَئِـيـسُ[١] !
وَقَـدْ قُــلْــتَ انْـــتَــصَـرْتَ! أَأَنْــتَ تَــيْــسُ؟
٢- فَــعَــهْــدُكَ عَـــهْــدُ ذُلٍّ وَانْــهِـــزَامٍ،
وَتَــحْــكِــيْ بِــالْـكَـرَامَـــةِ يـا خَــسِـيــسُ !
٣- بِــلادٌ أَنْـــتَ تَــرْأَسُـــهَــــا خَـــرَابٌ،
وَشَـعْـبٌ أَنْـــتَ تَــــحْــكُــمُــهُ تَـــعِـــيــسُ.
٤- ذَلِــيـلاً قَــــدْ غَــدَا الإنْــسانُ فِـيـكُـمْ،
رَخِـــيصًا أَصــبَـــحَ الْــوَطَـــنُ الــنَّــفِــيـسُ.
٥- وَتَــبْـــقَــى' كَـيْ تُــدَمِّــرَ مَـا تَــبَــقَّــى'
خَـسِــئْـــتَ ! بِـأَيِّ أَخـــلاقٍ تَــقِــيْــسُ؟
٦- لُــصُــوصُ الأَرضِ قَــدْ عـاثَـت فَسادًا
وَأَنْــتَ بِـــقَــصْـرِكَ الـعالـي حَــبـيـسُ.
٧- صَـدَعْـتَ الرَّأْسَ بِـالتَّـحـريرِ حَــتَّــى'
إِذَا اغْـتَـصَـبـوكَ لَـمْ يُـسْـمَـعْ حَـسِـيْـسُ.
٨- كَـفـاكَ تَـفَــلْـسُـفًا وَوَعِيدَ شَـعبٍ !
فَـإِنَّـكَ أَنْـتَ فَـدْمٌ[٢] "طَـلْـطَـمِـيْـسُ"[٣].
محمد علي عبد الجليل - الثُّلاثاء، ١٨ أيار/مايو ٢٠٢١
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شرح المفردات:
[١] رَئيسُ : مُـنادَى' «نَـكِـرَة» [بِالـمَعنى الـحَـرْفيّ] مَقصودة، مَرفوعٌ لَـفْـظًا فَقَطْ، مَجرورٌ مَـحَـلًّا.
[٢] الـفَـدْمُ [فاعِلُ «فَـدُمَ» : ثَـقُـلَ فَـهْـمُهُ] هو ضعيف الفَهم الغَبيُّ الأَحمقُ العَـيِـيُّ عن الـحُـجَّةِ، بَـيِّــنُ الفَدامةِ (وكَأَنَّه يَـضَـعُ «فِدامًا» [أَيْ : غِطاءً] عَلى عَقلِهِ)، ويُقابِل «الأَهبل» بالعامِّيَّة السُّوريَّة.
[٣] الطَّــلْـطَـميس : خامِـلُ الَعقلِ، بَــلِـيدٌ، أَو أَعمى الَقلب أَو البَصيرةِ. قالَ رِضا : (٣٥٦) : "طَـلْـطَـميس هِـيَ طَميسٌ الفُــصحى". ولُـغةً، الطَّـميس : الأعمى الذاهب البصر. وقال بعضهم: "رُبَّــما أَنَّ أصلَ الكَلِمة «الدردبيس» وهي العَجوز الـخَـرِفة، أو هي «الطرطبيس» وهي الناقة الـخوَّارة." والراجح أَنَّــها مِن "طلمس" دِماغُـه العامِّـيَّــة وهي مقلوب "طلسم" وبِـمعناها على وزن « فَـعـفَـميل». (موسوعة العامية السورية، ج ٢، ياسين عبد الرحيم، وزارة الثقافة، دمشق، ٢٠١٢)

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28 mars 2021

Thèse de doctorat: Approche polysémique et traductologique du Coran. La sourate al-Hajj comme modèle

Thèse de doctorat

ABDEL JALIL Mohamed Ali (ADEL Maxime)

Télécharger la thèse: Approche polysémique et traductologique du Coran. La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle

Résumé

Approche polysémique et traductologique du Coran.

La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle

La tradition musulmane rapporte que l’une des caractéristiques les plus fondamentales du Coran est qu’il est un texte polysémique par excellence (ḥammāl dhū wujūh, porteur de plusieurs visages). Si le Coran est polysémique et que ses exégèses ne sont que des lectures possibles, il s’ensuit que ses traductions en sont également autant de lectures possibles et complémentaires. L’accumulation des traductions contribue ainsi à exprimer la polysémie du texte d’origine, même si ces traductions, dans leur diversité, restent en deçà de la diversité des exégèses.

La thèse prend la sourate Al-Ḥajj comme exemple de cette problématique. Elle est articulée autour de deux axes de recherche :

I.une étude de la polysémie du texte de départ.

II.une étude de la polysémie du texte d’arrivée qui montre comment la traduction réduit et/ou modifie la polysémie.

Le corpus est constitué de 18 traductions représentatives de toutes les tendances et de toutes les périodes de l’histoire de la traduction française du Coran depuis 1647 jusqu’à 2010.

Constituant un espace clos qui évolue indépendamment de l’exégèse vers plus de littéralité, les traductions se rejoignent, se complètent, reflètent dans leur diversité avec légère modification une grande partie de la polysémie réunie et concentrée dans le texte de départ mais sporadique, éparse et dispersée dans les traductions.

Mots clés : Coran, polysémie (pronominale, lexicale, des énoncés), exégèse coranique (tafsīr), traductologie, analyse des traductions, histoire des traductions.

 

Abstract

Polysemic and translatological approach of the Koran.

The Surah XXII (Al-Ḥajj [the pilgrimage]) as a model

According to Islamic tradition, one of the core characteristics of the Quran is that it is a polysemic text par excellence (ḥammāl dhū wujūh, bearer of several faces). To say that the Quranic text is polysemic implies that its various exegeses are as many possible readings of it, which implies in turn that its translations are also as many readings that complete each other. The accumulation of translations is thus another expression of the polysemy of the original text, even if the diversity of these translations does not match that of the exegeses.

The thesis deals with the analysis of the Surah of Al-Ḥajj and it is based on two research axes:

  1. a study of the polysemy of the original text (Surah of Al-Ḥajj).
  2. A study of the polysemy of the final text (18 French translations) to show how translation reduces and/or modifies polysemy. The corpus of translations (18 translations) covers all the periods of the history of the translation of the Koran from 1647 until 2010 in order to see the evolution of the translation of the Koranic text.

As a closed space that evolves independently from exegesis to more literality, the translations meet and complement each other, reflecting in their diversity with slight modification a large part of the polysemy united and concentrated in the original text but sporadic, sparse and Dispersed in the translations.

Keywords: Quran, Polysemy (pronominal, lexical, of utterances), Quranic exegesis (tafsīr), Translation Studies, analysis of translations, history of translations.

  

Les traductions de la sourate 22 analysées dans la thèse de Mohamed Ali Abdel Jalil (Maxime Adel) : Approche polysémique et traductologique du Coran.

La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle

  1. André Du Ryer (1647) ;
  2. Claude-Étienne Savary (1782) ;
  3. Kazimirski (1840) ;
  4. Régis Blachère (1949) ;
  5. Ameur Ghédira (1957) ;
  6. Muhammad Hamidullah (1959) (traduction accompagnée du texte arabe à gauche) ;
  7. Noureddine Ben Mahmoud (1962) (traduction accompagnée du texte arabe à gauche) ;
  8. Denise Masson (1967) (traduction accompagnée du texte arabe à droite) ;
  9. Jean Grosjean (1972 ; 1979) ;
  10. Jacques Berque (1990) (traduction qui a suscité une polémique) ;
  11. André Chouraqui (1990) (traduction dépaysante controversée réalisée par le biais de l’hébreu) ;
  12. Ahmed Guessous (1999 et 2000) (traduction rimée) ;
  13. Mohammed Chiadmi (1999) (traduction apologétique accompagnée du texte arabe à droite) ;
  14. Le Complexe du Roi Fahd à Médine (2001) ;
  15. Zeinab Abdelaziz (2002, 2009 & 2014) ;
  16. Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh (2008) (traduction accompagnée du texte arabe, en deux colonnes, traduction réalisée à partir de la confrontation des autres traductions) ;
  17. Malek Chebel (2009) ;
  18. Hachemi Hafiane (2010) (traduction accompagnée du texte arabe à droite).

 

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25 mars 2021

لا أَخطاءَ في القُرآن. كلمة بخصوص كِتاب «أخطاء القرآن الكريـم» لسامي الذيب

_______________________لا أَخطاءَ في القُرآن: كلمة بخصوص كِتاب «أخطاء القرآن الكريـم» لسامي الذيب____________

 

أَدَّت جهودُ سامي الذيب في تَـتَـبُّـع ما يُـسَـمَّى بِـ«أَخطاء القُرآن» إلى إحصاء حوالي ٢٥٠٠ «خَطَأ» لُغَوي وإنشائي في القرآن، وقد صنَّفها ضِمنَ الأنواعِ التالية: ١)-الإبهام (نقيض البلاغة)؛ ٢)-الأخطاء الإملائية (كتابة الكلمة الواحدة بطرق مختلفة)؛ ٣)-أخطاء النُّسَّاخ واختلاف القراءات (نزول القرآن على سبعة أَحرُف)؛ ٤)-استعمال كلمات بغير معناها (التضمين [inclusion, insertion, connotation])؛ ٥)-ترتيب معيب لعناصر الخطاب (التقديم والتأخير [anastrophe])؛ ٦)-الالتفات [énallage]؛ ٧)-تناقض في النص؛ ٨)-الحشو واللغو (التذييل، الحفاظ على القافية)؛ ٩)-النواقص (ثقوب في النص سُمِّيَت «الـحَذف والتقدير»)؛ ١٠)-عدم الترابط والـخُـلُوّ من علامات الترقيم (تقطُّع أوصال الآيات)؛ ١١)-تقطيع معيب وعبثي في الآيات (عدد آيات القرآن المتداول في مصر والسعودية ٦٢٣٦ آية، بينما عدد آيات القرآن المتداول في السودان ٦٢٠٤ آية).

 

قد تكون جهود سامي الذيب في إحصاء «أَخطاء» القرآن مفيدة من الناحية الاجتماعية إذ يمكنها أَنْ تُـحَرِّكَ عُقولَ بَعض الـمُسلمين لإعادة النظر والبحث جَـدّيًا في القرآن. 

لكن الأهمية الكبرى لإحصاء هذه «الأَخطاء» تأتي مِن كَونِها تَكشِف الفَوارقَ بين عربية القُرآن (كلُغة ضِمن «اللِّسان العربي» الجامع) وبين العربية الـمِعيارية الرسمية الـمُـسَمَّاة بِـ«الفُصحى» (كلُغة أُخرى عابرة للَّهَجات ضِمن «اللِّسان العربي» الجامع) (ولُغة القُرآن واللّغة الفُصحى [النحويَّة] هُما لُغتانِ تُوضَعانِ في مُقابل «العامِّـيَّات» أو «اللَّهَجات الدارجة»، أو «اللُّغات» بالـمُصطلَح القديم). وبالتالي فَـ«أَخطاء القُرآن» في الحقيقة ليست أَخطاءً بقدر ما هي انحرافاتٌ وانحيازات وفوارقُ واختلافاتٌ (écarts) عن العربية المعيارية. ورُبَّـما كان من الأَدَقِّ تسميتُها «لامِعياريَّات القُرآن» أو «الـخُصوصيات اللَّهَجاتيَّة» في القرآن. لأنَّ كلمة «أَخطاء» مُـحَـمَّلة بمعنى سلبي وإشارة إلى أنَّ هناك صواباً ينبغي الالتزام به.

 

إنَّ مُلابَساتِ صناعة القرآن وبيئتَه وأهدافَه وخلفياتِه الفكريةَ والاجتماعيةَ وتاريخَ تطوُّرِه تختلفُ كُلِّياً عن مُلابَسات صناعة العربية وبيئتها وأهدافها وخلفياتها الفكرية والاجتماعية وتاريخ تطوّرها. فالقرآنُ هو نوعٌ مِن تعريبٍ بتصرُّفٍ لنصوصٍ غيرِ عَرَبيَّة (سِريانية وعِبريَّة) محتفظاً بجذور كثير من الكلمات ومعانيها وبالشكل النصي والصوتي (آيات مسجوعة لِهدف تَرتيليّ طَقسيّ تَعَبُّديّ). ومَن بَدَأَ بهذه الترجمةِ "الركيكة"، الإشكالية، الغامضة وبالتالي البوليسيميائية [مُـتعدِّدة المعاني، ذات الوجوه والنَّظائر] (قَبلَ صِناعة "الإسلام" كَدِين مُستقلّ وقبل صناعة سِيرة محمد بل رُبَّـما قبل ظهورِ الشخصيات الـمرجعية التي أُخِذَتْ مِن سِـيَـرِها التاريخيةِ بعضُ عناصرِ السيرة النبوية الحالية) هُم على الأرجح مجموعةٌ من كَهَنةٍ يهود ناصريين من بيئة شامية (بلاد الشام وخاصة سوريا الحالية والأُردُنّ). وكانت هذه الترجمة العربية البدائية ذات التأثُّر السرياني والعِبري موجَّهة على ما يبدو للوثنيين العرب الشاميين [في سوريا الطبيعية] وللمؤمنين الجُدد حديثي العهد بالوثنية لإقناعهم بعقائدَ مسيحيَّةٍ غيرِ رسميَّةٍ (ربـَّما مونوفيزيّة تؤمن بالطبيعة البشرية للمسيح أو نسطورية) وليس لإقناعهم بدين الإسلام الّذي تشكَّلَ لاحقاً.

 

فالقُرآن، مَثَلاً، استخدَمَ كَلِمةَ «الصلاة» [وكتبها «ٱلصَّلَو'ة»] استخدمها بحسب الـمَعنى الآرامي لا العربي، لأنَّ الـجَذر العربي للصلاة («صلا»/«صلو»/«صلي») يَعني الشِّواء والـحَرق وليس طَقس الصَّلاة، فالعَرَبُ كانت تُسمّي «الصلاة» دُعاءً. كما أنَّ القرآن استخدم كلمة «حَجّ» (وحتَّى كلمة «عُمرة») على الـمَعنى الآرامي والعِبري الَّذي يَدُلّ على طَقس زيارة المقدَّس، في حين أنَّ جَذر «الحجّ» العربي (حجج) يُشيرُ إلى الـجَدَلِ والـخُصومة والـحُجَّة وقَطْعِ العَظْم واستخراجِه، ثُمَّ أَشارَ فيما بَعدُ إلى الـمَجيء [القُدوم] والقَصد. واستخدَم القُرآنُ «الزَّكاة» بالمعنى الآرامي لا العربي [وكتبها «ٱلزَّكَو'ة»]، لأنَّ الـجَذر العربي «زَكَا»/«زكو» يَعني «زادَ ونَـما وطابَ». فَلَيسَ خَطَأً إِذَنْ كِتابةُ كَـلِمَتَيْ «الصَّلاة» و«الزَّكاة» بِهذا الشكل: «ٱلصَّلَو'ة»/«ٱلزَّكَو'ة» وَاستِخدامُهما بالمعنى الطقسي للصلاة والزكاة لا بمعنى الشَّوي والنَّماء. كذلك فإنَّ الكلماتِ المؤسِّسةَ الناظمةَ للنص القُرآني («قُرآن» و«سُورة» و«آية») هي كلمات ليست عربية الجذور. وبالتالي يمكن اعتبار عربية القرآن سريانية مُعَرَّبة.

 

بينما عربية النُّحاة («العربية» المعيارية) كانت نوعًا مِن لِسان مُشترَك [لُغة مشترَكة] بين عِدَّةِ جماعات لُغوية عربية تَـمَّ تَقعيدُها بعد ظُهور الإسلام اعتمادًا عَلَى مَبدأَيْ الفَصاحةِ الأَساسيَّينِ، وهُما: ١-الوضوح لأكبر عدد من المتكلمين [وبالتالي الخَلط والانتقاء]، ٢-والصفاء والنقاء مِـمَّا لَيسَ بِعَرَبيّ. وكان القُرآن على الأَرجح مَرجِعًا غيرَ أَساسيّ مِن مَراجعِ تَقعيدِ "العربية"، أيْ مَرجِعًا ثانويًّا في فَصحَنةِ لُغةٍ عابرةٍ لِـلَـهَجاتٍ غَيرِ مَحَلِّيّة.

 

إنَّ عربيَّةَ القُرآنِ هي لِسانٌ عَرَبيٌّ مَشرِقيٌّ "مُــتَــسَــرْيِــنٌ" [ذو صِبغة سِريانية] و"مُـتَـعَـبْـرِنٌ" [ذو صبغة عِبريَّة] يُخالِف في أحيان كثيرة مَـبدأَيْ الفَصاحةِ اللَّذَينِ قامت عليهما العربيةُ الـمِعيارية مِن حَيثُ أَنَّ القُرآن يضمُّ كَلِماتٍ غَيرَ عَرَبيَّةٍ وكلماتٍ وعِبارات غَيرَ مفهومة.

عربية القرآن هي على الأرجح لُغة «مُحَمَّد» (كشخصية دِينيَّة ميثولوجية خَلاصيَّة [مسيحية] مُرَكَّبة مِن عِدَّة شخصيات تاريخية مُضافاً إليها بُعدًا أُسطوريًا وإعجازيًا)، وليست لُغة «قُرَيش» الحِجازية (كتكتُّل تِجاري لِعِدَّة قبائلَ مَشرقية، حيث إِنَّ الاسم "قُريش" يُشير إلى الـتَّـجَـمُّع والتجارة، وهو تصغيرُ "قَرْش": "ما جُمِـعَ مِن هُنا وهُنا"، ويشير إلى التجمُّع والكَسب [التِّجارة]). وتَـقَرَّشَ القومُ: تَـجَمَّعوا).

 

فـــ"الأخطاء" الّتي صنَّفها سامي الديب في باب الإبهام ليست أَخطاءً بل آثارُ النُّصوص الـمَـصدَرِيَّة الـمُترجَـمِ عَنها الّتي لَـمْ يَـجِد الـمُتَرجمون مُقابِلاً لها في اللغة الهَدف العربيَّة. وعدمُ وجود "أَخطاءِ" إبهام لا يعني أنَّ القُرآنَ بليغ. أمَّا "الأخطاءُ" الإملائية و"أخطاء" النُّسَّاخ واختلافُ القراءات فهي إمَّا فوارق بسبب تأثير اللغات الـمُترجَم عنها وإمَّا بسبب عدم وجود سُلطة لُغويَّة مركزيَّة تُقَرِّر توحيدَ الرَّسم الإملائيّ وإمّا سهوٌ من الناسخ وإمَّا بسبب تأثير الـحِقَب التاريخية لتشكُّل القُرآن. وبِـخصوص استعمال كلمات بغير معناها في اللغة الـمَنقول إليها (التضمين) فهي ليست أخطاء بل استعمالٌ للكلمة بحسب لَهَجات مُختلِفة وقد ذَكَرَ السيوطيُّ ذلك في «الإتقان». و"أخطاء" التقديم والتأخير هي إمّا تأثير لَهجات عربية مُـختلِفة أو تأثير السريانية والعِبرية. ويُـمكِن القول إنَّ "أَخطاء" الالتفات هي بصورة رئيسية آثار الشِّفاهيَّة (أو الشَّفوية) في القُران، بِـمعنى أنَّ بعض مَصادر القرآن كان كلاماً شفهياً وخِطابياً وليس مَكتوباً. وإنَّ "أَخطاء" التناقض والحَشو والنواقص في القرآن هي آثار المراحل التاريخية لصناعته (كحلقات جذع الشجرة أو الطبقات الجيولوجية) وهي آثار الإضافات اللاحقة على النص الأوَّل قبل تثبيته وآثار الصراعات السياسية وقد يكون مَرَدُّ القليل منها إلى سهو النُّسَّاخ أو فقدان الأصل.

 

هذهِ "الأخطاءُ"، أو بتعبيرٍ أَدَقَّ هذهِ الانحرافاتُ، هذه الانحيازاتُ، هذه الاختلافاتُ، هذه «اللامِعياريَّاتُ»، هذه الفوارقُ عن عربيَّةِ الـنُّـحاة، هي مؤشِّراتٌ تُـقَـدِّمُ لنا معلوماتٍ مُـهِمَّةً عن صناعة القرآن إذا عرفنا كيف نقرأُها.

٢٤ آذار/مارس ٢٠٢١

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21 février 2021

Discours de soutenance de thèse de Mohamed Ali Abdel Jalil 23/11/2017

                                                     

Discours de soutenance de thèse de Mohamed Ali Abdel Jalil

  

École doctorale 355 : Espaces, Cultures, Sociétés

Institut de Recherches et d’Études sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM) – UMR 7310

 

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Soutenance de thèse

 

Jeudi 23 novembre 2017 à 14h00 Salle Duby – MMSH – Aix-en-Provence

  

Approche polysémique et traductologique du Coran.

La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle

 

THÈSE DE DOCTORAT

 

Spécialité : Mondes arabe, musulman et sémitique

 

présentée par :

Mohamed Ali ABDEL JALIL

 

sous la direction de :

M. Richard JACQUEMOND

 

 

Jury :

  1. M. Éric CHAUMONT, Chargé de recherches HDR, IREMAM-CNRS et Université d’Aix-Marseille
  2. Mme Lynne FRANJIÉ, Professeure, Université de Lille 3
  3. M. Richard JACQUEMOND, Professeur, Université d’Aix-Marseille
  4. M. Pierre LORY, Directeur d’études, École Pratique des Hautes Études

  

 

Monsieur le président,

Madame, Messieurs les membres du jury,

Avant tout, je tiens à vous remercier d’avoir bien voulu évaluer mon modeste travail et de m’avoir permis de soutenir devant vous cette thèse de doctorat. J’adresse mes remerciements les plus vifs à Monsieur Pierre LORY (directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études), à Madame Lynne FRANJIÉ (professeure de traduction à l’Université de Lille 3) et à Monsieur Éric CHAUMONT, (chargé de recherches à l’IREMAM-CNRS et Université d’Aix-Marseille).

Je tiens à remercier particulièrement mon directeur de thèse Monsieur Richard JACQUEMOND de m’avoir guidé tout au long de ces cinq années de travail à travers ces précieux conseils, ses remarques et sa révision linguistique.

 

Ensuite, j’aimerais bien vous dire comment est née l’idée de la thèse intitulée : Approche polysémique et traductologique du Coran. La sourate XXII (Al-Ḥajj [le pèlerinage]) comme modèle.

 

Né dans une famille d’obédience musulmane sunnite et dans une société multiconfessionnelle, j’ai commencé à vivre et étudier l’islam et à confronter à l’exégèse coranique dès mon âge le plus tendre. J’ai été témoin, à la mosquée et même à l’intérieur de la même doctrine musulmane, des conflits, voire des bagarres idéologiques et théologiques sur la question : « quelle est l’interprétation juste du Coran ? ». Chaque théologien prétend avoir la meilleure explication. Chaque communauté musulmane, aussi orthodoxe qu’hétérodoxe, justifie son dogme en citant le Coran. Certaines explications ne m’étaient pas convaincantes du point de vue linguistique et spirituel. Aussi ai-je quitté l’orthodoxie sunnite pour m’initier à un courant mystique naqshbandī qui m’a ouvert les yeux sur d’autres possibilités de compréhension de leur texte sacré. Chez eux, j’ai appris qu’il existe d’autres couches sémantiques profondes "plus convaincantes" qui régissent le texte. Quelques années plus tard, ces interprétations mystiques ne répondaient plus à ma quête spirituelle individuelle. C’est la raison pour laquelle j’ai embrassé d’autres doctrines hétérodoxes chiites, et notamment l’alaouitisme (ou le Nuṣayrīya), voire d’autres confessions non musulmanes (comme le catholicisme, le mormonisme, le bouddhisme et la théosophie), dans le but de connaître le sens "vrai" du Coran s’il existe bien entendu un prétendu « sens vrai ».

 

Au plan exégétique, j’ai vu que le texte coranique est susceptible de donner d’innombrables interprétations. On peut TOUT trouver dans le Coran. Pour donner un exemple, Un cheikh naqshbandī a interprété la phrase « Wa-qaddimū li-anfusikum » ("وقدِّموا لأنفسكم") (II [al-Baqara], 223) [litt. : Et avancez [ø] pour vous-mêmes] (dans le sens : faites des bonnes actions) par les préliminaires amoureux. Tandis que Muḥammad Shaḥrūr croit démontrer que le verset « Nisāʾukum ḥarthun lakum fa-ʾtū ḥarthakum annā shiʾtum » ("نِساؤكم حَرثٌ لكم فأتُوا حَرثَكم أنَّى شئتم وقدِّموا لأنفسِكم")[1]  ne parle pas des femmes mais de toutes les futures inventions technologiques.

 

Au plan traductologique, beaucoup de musulmans, influencés par le complexe d’infériorité, la théorie du complot et l’idée que le Coran est la parole divine intraduisible, disent que les traducteurs déforment le Coran.

 

Au milieu de tout ce désordre, je voulais voir de près la richesse des interprétations du Coran et à quel degré les traducteurs l’ont reflétée. Je voulais vérifier si vraiment les traductions déforment inévitablement le texte coranique qui est polysémique par excellence [« ḥammāl dhū wujūh », selon une citation attribuée au 4ème calife ʿAlī b. Abī Ṭālib] et comprendre le lien entre l’exégèse et la traduction.

 

Mon hypothèse de départ est que la traduction modifie et réduit la carte polysémique du texte d’origine. La polysémie du Coran est extrêmement riche par rapport à la polysémie des traductions, car l’exégèse s’est bien développée tout au long de l’histoire de l’islam malgré l’opposition acharnée des autorités religieuses. La tradition nous rapporte que le 2ème calife ʿUmar b. Al-Khaṭṭāb a puni Ṣabīgh b. ʿAsal parce qu’il a posé une question sur l’interprétation du verset équivoque « wa-dhāryāti dharwā fa-l-ḥāmilāti wiqrā » (« والذارياتِ ذَروًا فالحاملاتِ وِقرا ») [Par les vents qui éparpillent ! Par les porteurs de fardeaux !] (LI, 1 & 2).

 

Ma recherche s’inscrit dans la continuité des recherches déjà menées sur les traductions du Coran. Les recherches précédentes ne dépassent pas une simple étude comparative (de 6 traductions au maximum), une analyse stylistique et linguistique ainsi qu’une critique de quelques traductions d’une sourate donnée. Ces recherches étaient plutôt apologétiques du texte coranique dans la mesure où elles montrent les erreurs des traductions.

 

Les recherches traductologiques et linguistiques qui abordent les traductions françaises du Coran sont peu nombreuses et portent en général sur une étude comparative ou polysémique.

  1. Les recherches essentielles qui portent sur une étude comparative, une analyse stylistique et linguistique ainsi qu’une critique de quelques traductions d’une sourate donnée dans un esprit apologétique qui montre les erreurs, les contresens, les ajouts et la littéralité du traducteur sont les suivantes :

1.     Maḥmūd AL-SHABʿĀN, « Ayna mina-l-qurʾāni tarājimu l-qurʾān » أين مِن القرآنِ تَراجِمُ القرآن[Où sont les traductions du Coran par rapport au Coran ?] (1984), une recherche qui compare six traductions françaises du Coran (celles de Masson, de Kazimirski, de Mazigh, de Hamidullah, de Blachère et de Grosjean) pour en conclure que la traduction de ce texte sacré est impossible ;

2.     Abdallah CHEIKH-MOUSSA, « Méthodes et débats de l’hébraïsation moderne du Coran. À propos de la traduction du Coran par A. Chouraqui » (1995), une étude qui montre les erreurs, les contresens et les confusions dans la traduction du Coran produite par André Chouraqui ;

3.     Muḥammad Rajab AL-BAYYŪMĪ, « Iʿādat qirāʾat al-qurʾān al-karīm : Ad-duktur Muḥammad Rajab al-Bayyūmī yarudd ʿalā Jacques Berque »  إعادة قراءة القرآن الكريم: الدكتور محمد رجب البيومي يردّ على جاك بيرك [Relire le Coran : Dr. Muhammad Rajab al-Bayyoumi répond à Jacques Berque] (1999), un ouvrage qui présente les erreurs et les « falsifications » (entre guillemets) de Jacques Berque dans sa traduction du texte coranique et qui montre que Berque serait incapable de bien comprendre l’arabe ;

4.     Chédia TRABELSI, La problématique de la traduction du Coran : étude comparative de quatre traductions françaises de la sourate « La lumière » [celles de Sadok Mazigh, de Salaheddine Kechrid, de Blachère et de Kazimirski], (2000), une étude qui considère que les traducteurs ont fait des traductions comportant des erreurs d’interprétation de deux sortes : des erreurs personnelles et des erreurs d’ordre général, parce qu’ils n’ont pas suffisamment lu d’exégèses coraniques, ou parce qu’ils se sont contentés d’exégèses dites « faibles » ;

5.     Ibrahīm ʿAWAḌ, « Min maʿārik al-istishrāq ḍidda al-muṣḥaf ash-sharīf. Tarjamat Jacques Berque bayna l-mādiḥīna wa-l-qādiḥīn »مِن معارك الاستشراق ضِدَّ المصحف الشريف. ترجمة جاك بيرك للقرآن الكريم بين المادحين والقادحين [De batailles de l’orientalisme contre le noble Coran. La traduction de Jacques Berque entreles tenants et les détracteurs] (2000), un ouvrage qui étudie la traduction de Jacques Berque en comparaison avec celles de Claude-Étienne Savary, Édouard Montet, Régis Blachère, Muhammad Hamidullah, Hamza Boubakeur et Salaheddine Kechrid et qui souligne que ceux qui ont défendu la traduction de Berque n’ont pas essayé de démontrer leur opinion à travers des exemples et se sont contentés d’expressions générales élogieuses, tandis que Zeinab Abdelaziz aurait démontré sa thèse en donnant des exemples précis des erreurs dans la traduction de Berque ;

6.     Saʿīd AL-LĀWANDĪ, « Ishkālyyāt tarjamat maʿānī al-qurʾān al-karīm. Muḥākamat Jacques Berque »   إشكاليات ترجمة معاني القرآن الكريم. محاكمة جاك بيرك[La problématique de la traduction des sens du Coran. Juger Jacques Berque] (2001), un ouvrage qui défend la traduction de Berque et réfute l’idée qu’il essayait de déformer l’image de l’islam ;

7.     Ferhat MAMERI, Le Concept de Littéralité dans la traduction du Coran. Le cas de trois traductions (Jacques Berque, André Chouraqui, La Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l’Ifta) (2006), une étude qui aborde la littéralité et analyse les traductions de quelques noms propres, mots et concepts comme dhikr, fitna, etc. ;

8.     Noha ABDEL MÉGUID, Rhétorique du texte traduit et Interprétation(s) du sens. Application sur une sourate du Coran dans les traductions de Régis Blachère et de Jacques Berque, une thèse de doctorat soutenue en 2011 à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle et l’Université de Helwan, une recherche qui étudie les traits stylistiques caractérisant la sourate Al-Baqara et les différents procédés linguistiques employés par Blachère et Berque pour les rendre, dans une tentative de voir dans quelle mesure les traducteurs peuvent rendre la diversité des stratégies rhétoriques de la sourate en question.

 

  1. Le travail qui aborde l’aspect polysémique du Coran est la thèse de Soufian AL KARJOUSLI, La polysémie et le Coran (Atelier national de reproduction des thèses, Rennes, 2005) dans laquelle il souligne que la polysémie du Coran est une polysémie arbitraire, non évolutive, non générative, non cumulative, i.e. on peut insérer, intercaler dans le champ sémantique d’un mot ou d’une séquence du Coran une signification étrangère qui ne fait pas partie de la ligne ou l’histoire évolutive du terme en question.

 

En tant qu’étude comparative, ma recherche ne se contente pas de trois ou quatre traductions, mais de 18 traductions[2] et ne se limite pas à une analyse linguistique ou stylistique, mais polysémique tout en observant le mouvement polysémique dans les deux versions : arabe (texte de départ) et français (textes d’arrivée). Elle a pour objectif de montrer comment la traduction réduit la polysémie du texte de départ.

 

Au début, j’ai utilisé la déconstruction de Derrida comme outil d’analyse à travers les concepts de la différance et de la dissémination. Par la suite, il m’est apparu que cette recherche risquait de dériver vers une étude philosophique et linguistique et non pas traductologique. De plus, la déconstruction qui rencontre des difficultés dans l’application semble ne pas servir mon hypothèse qui consiste en une comparaison polysémique entre un texte de départ et des textes d’arrivée. J’ai abandonné la déconstruction pour me consacrer à une simple analyse comparative traditionnelle des traductions en utilisant l’approche d’Antoine Berman (je vais y revenir).

 

Dans la première partie, j’ai analysé également le rapport entre l’exégèse et la traduction et j’ai montré comment les musulmans ont compris la sourate 22. J’ai exposé toutes les explications sunnites, chiites, mystiques et hétérodoxes (ahmadites, alaouites et druzes) que j’ai pu trouver. J’ai eu des difficultés à trouver une référence exégétique hétérodoxe. À part les ahmadis, les alaouites et les druzes ne diffusent pas leurs dogmes ésotériques. J’ai dû donc me référer à des références écrites par leurs adversaires comme Ibn Taymīya (dans Majmūʿ fatāwā) et ash-Shahrastānī (dans al-Milal wa-an-Niḥal) ou par des chercheurs comme Joseph Azzi [Abū Mūsā Al-Ḥarīrī] et Hāshim ʿUthmān pour les alaouites, et Muḥammad Khalīl al-Bāshā pour les druzes. J’ai pu également trouver quelques interprétations dispersées dans de différents travaux écrits par des druzes et des alaouites.

 

J’ai vu que la polysémie se réalise au niveau des pronoms, des mots et des phrases. J’ai analysé dans la seconde partie comment les traducteurs ont rendu ce texte riche. À l’intérieur des deux types de polysémie : lexicale et des énoncés, j’ai fait une autre typologie et j’ai distingué aussi plusieurs sous-types. Dans la polysémie lexicale, j’ai distingué entre les mots génériques, les mots hapax et les noms de Dieu. Dans la polysémie des énoncés dans les traductions, j’ai fait la distinction entre : polysémie liée à l’anastrophe [at-taqdīm wa-at-taʾkhīr], polysémie liée à l’omission et à la ponctuation, polysémie liée à la vocalisation (comme le passif et l’actif du verbe), polysémie liée à certains concepts comme le baʿth, le maktūb, polysémie liée aux circonstances de révélation (asbāb an-nuzūl), polysémie liée à des images vernaculaires et polysémie liée à des aspects idéologiques (pouvoir et laïcité). Cette dernière a encore besoin d’une étude plus approfondie.

 

            J’ai trouvé indispensable de montrer où les traductions se rencontrent et où elles se divergent pour arriver à une observation que les extrêmes se rejoignent.

 

Pour montrer les modifications apportées par les traducteurs, j’ai recours à l’approche d’Antoine Berman sur les tendances déformantes de la traduction[3] exposée dans son ouvrage : La traduction et la lettre ou l’Auberge du lointain, (Éditions du Seuil, Paris, 1999).

 

Le résultat : Je partage l’idée de Maurice Borrmans et de Christiane Dieterlé qui disent que les traductions sont complémentaires. J’ajoute que toutes les traductions du Coran (qui évoluent d’ailleurs dans un espace clos et indépendamment des exégèses) n’ont pas pu refléter la richesse polysémique du texte arabe du Coran et apporte une légère modification au texte de départ. L’incapacité des traductions à refléter toute la richesse polysémique du Coran n’est pas due au caractère rhétorique et sacré du texte coranique arabe. Ce phénomène est lié à tous les textes, et dans toute traduction il y a un gain et une perte.

 

La question de la traduction du Coran reste sensible. Partant de l’idée qu’il n’y a pas une traduction juste et une traduction fausse et que toute traduction est légitime, il serait peut-être important d’étudier d’un côté l’impact du milieu sociopolitique sur les choix des traducteurs et de l’autre côté l’impact des traductions sur son lectorat.

 

Dans la thèse, j’ai évoqué l’hypothèse, proposée par le prêtre libanais Joseph AZZI (Abū Mūsā al-Ḥarīrī), selon laquelle le Coran arabe serait le fruit d’une traduction adaptée. AZZI a essayé dans son ouvrage Le Prêtre et le Prophète, aux sources du Coran (publié en 2001) de démontrer que le Coran est une lecture arabe de l’Évangile. Cette question ne concernait pas directement mon travail, aussi je ne l’ai pas approfondie mais au fil de celui-ci j’ai acquis la certitude qu’elle gagnerait à être creusée, en croisant les acquis et les approches de l’islamologie et de la traductologie.

 

Je vous remercie de votre attention.



[1] La traduction de Zeinab Abdelaziz : « Vos femmes sont un labour pour vous. Allez-donc à votre labourage comme vous voulez, et faites-vous précéder de bonnes actions* » *Cela veut dire que les câlineries entre époux font partie des bonnes actions pour lesquelles l’être humain sera rétribué.

La traduction de Jacques Berque : « vos femmes sont votre semaille. Allez à votre semaille de la façon que vous voulez. Tirez-en une avance pour vous-mêmes ».

[2] Les traductions analysées dans la thèse :

1.André Du Ryer (1647)

2.Claude-Étienne Savary (1782)

3.Kazimirski (1840)

4.Régis Blachère (1949)

5.Ameur Ghédira (1957)

6.Muhammad Hamidullah (1959) (traduction accompagnée du texte arabe à gauche)

7.Noureddine Ben Mahmoud (1962) (traduction accompagnée du texte arabe à gauche)

8.Denise Masson (1967) (traduction accompagnée du texte arabe à droite)

9.Jean Grosjean (1972 ; 1979)

10.Jacques Berque (1990) (traduction qui a suscité une polémique)

11.André Chouraqui (1990) (traduction dépaysante controversée réalisée par le biais de l’hébreu)

12.Ahmed Guessous (1999 et 2000) (traduction rimée)

13.Mohammed Chiadmi (1999) (traduction apologétique accompagnée du texte arabe à droite)

14.Le Complexe du Roi Fahd à Médine (2001) [ou 1985]

15.Zeinab Abdelaziz (2002, 2009 & 2014)

16.Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh (2008) (traduction accompagnée du texte arabe, en deux colonnes, traduction réalisée à partir de la confrontation des autres traductions)

17.Malek Chebel (2009)

18.Hachemi Hafiane (2010) (traduction accompagnée du texte arabe à droite)

[3] Les tendances déformantes de la traduction chez Antoine Berman :

1-La rationalisation

2-La clarification

3-L’allongement

4-L’ennoblissement et la vulgarisation

5-L’appauvrissement qualitatif

6-L’appauvrissement quantitatif

7-L’homogénéisation

8-La destruction des rythmes

9-La destruction des réseaux signifiants sous-jacents

10-La destruction des systématismes textuels

11-La destruction (ou l’exotisation) des réseaux langagiers vernaculaires

12-La destruction des locutions et idiotismes

13-L’effacement des superpositions de langues. (Berman, Antoine, La traduction et la lettre ou l’auberge du lointain, Éditions du Seuil, Paris, 1999. p. 52 sqq.)

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